Rentrée 2026 : Paris devient le point de rassemblement des amateurs d’expositions de mode. Musées, fondations et lieux insolites présentent leurs nouveaux accrochages. Des podiums aux cimaises, la mode Paris s'expose sous toutes ses coutures. Voici quatorze rendez-vous à ne pas manquer, du glamour Versace aux savoir-faire des ateliers. Cette saison, la mode Paris affirme sa place de capitale mondiale de la création. Les événements mode se multiplient et s’adressent à tous les publics. Pour cette rentrée 2026, le programme mêle grands noms de la haute couture et créations émergentes. Un parcours riche, entre patrimoine et modernité. Le Musée Maillol consacre sa plus grande exposition à Gianni Versace. Présentée jusqu’au 31 octobre 2026, elle réunit plus de 200 pièces. On y retrouve les imprimés baroques, les coupes audacieuses et le style flamboyant qui ont fait la légende du créateur italien. Versace a bousculé les codes des années 1980 et 1990. Il a habillé Madonna, Elton John et la princesse Diana. Cette rétrospective est le plus grand hommage rendu au couturier en France depuis les années 80. Une occasion rare de voir ses créations de près. Pour les passionnés, la scénographie plonge au cœur de l’univers Versace. Les motifs Méduse, les drapés dorés et les silhouettes iconiques racontent une histoire. Une vraie leçon de tendances mode, qui résonne encore aujourd’hui. En parallèle, le Sofitel Paris Le Faubourg joue la carte de la proximité. Jusqu’au 6 octobre 2026, l’hôtel dévoile des pièces portées par des célébrités. Une vingtaine de tenues, dont une robe spectaculaire de Lady Gaga, sont présentées gratuitement. Ces créations habituellement réservées aux tapis rouges se découvrent ici dans un cadre intimiste. C’est une chance pour les visiteurs de la Fashion Week. Les shows mode deviennent ainsi accessibles, hors des podiums. Le parcours se prolonge avec des rencontres avec des artisans. Une manière de saisir la culture mode dans sa dimension la plus concrète. Cette proximité entre le public et les créations est précieuse. Elle transforme la simple visite en expérience. Au 30 de l’avenue Montaigne, la maison Dior occupe désormais un espace de 10 000 m². L’adresse historique de Christian Dior est devenue un lieu de vie complet. On y trouve une boutique, un musée, un restaurant et même un jardin secret. Cette année, la boutique rouvre avec une nouvelle scénographie. Les visiteurs peuvent admirer les collections de haute couture et de joaillerie. Ils peuvent aussi s’offrir une pause gourmande au Café Dior. Un lieu pensé comme un écrin pour la création française. Dior incarne cette élégance à la française qui attire le monde entier. Les designers français ont ce don de marier tradition et audace. La nouvelle génération de créateurs s’en inspire ouvertement. La mode Paris se réinvente, sans jamais oublier ses racines. La Fondation Azzedine Alaïa, rue de la Verrerie, présente des liens peu connus. Jusqu’au 4 janvier 2027, l’exposition réunit une cinquantaine de silhouettes du couturier. Elles dialoguent avec des photographies inédites de Peter Beard. Alaïa aimait l’Afrique, sa lumière et ses matières. Il en tirait des drapés spectaculaires, des jeux de transparence et une sensualité unique. Ses créations sont des hommages à un continent qui l’a nourri. Une approche personnelle, loin des clichés. Pour comprendre la culture mode dans sa richesse, il faut voir ce dialogue. Ce n’est pas qu’une exposition de vêtements. C’est un échange entre un couturier et un photographe. Une exploration intime, qui dépasse les frontières. Au château de Fontainebleau, Christian Lacroix s’invite dans les salons. Jusqu’au 2 novembre 2026, le festival de l’Histoire de l’Art expose ses costumes de scène. Certaines pièces sont inspirées de Marie-Antoinette, d’autres de théâtre ou d’opéra. Chaque costume raconte une histoire, avec le goût baroque du créateur. Lacroix puise dans les archives et les images d’époque. Il recompose des robes à paniers, des vestes de dandy, des manteaux de cour. La mode devient un récit vivant. Elle nous plonge dans les époques avec une liberté folle. Autre époque, autre lieu. La Tour Jean Sans Peur mène une enquête historique. Jusqu’au 7 mars 2027, elle détaille les vêtements et accessoires du Moyen Âge. Les visiteurs découvrent comment on s’habillait au XIVe siècle, quels tissus on portait, quels codes imposer. On apprend que les couleurs étaient très vives et les étoffes précieuses. Les habits distinguaient les nobles des paysans, les marchands des clercs. Cette plongée dans le passé éclaire d’un jour neuf les tendances mode actuelles. Les créateurs d’aujourd’hui s’inspirent encore de ces silhouettes. L’exposition propose aussi des ateliers de couture et des conférences. Une manière de vivre la mode autrement. La rentrée 2026 est décidément pleine de surprises. Direction le musée des Arts décoratifs pour un voyage en Asie. Jusqu’au 1er novembre 2026, « La mode en majesté » rassemble plus de cent tenues issues des collections royales thaïlandaises. On y découvre des brocarts d’or, des soies précieuses et des bijoux somptueux. Cette exposition montre aussi le rôle de la reine Sirikit. Elle a modernisé le costume traditionnel en collaborant avec Pierre Balmain et la Maison Lesage. Un pont entre la Thaïlande et Paris. Une belle preuve que la mode rapproche les cultures. Le même musée accueille une autre exposition du 23 septembre 2026 au 7 février 2027. Le photographe brésilien Rafael Pavarotti y présente sa première grande rétrospective en France. Plus de 200 clichés, aux couleurs éclatantes, revendiquent une certaine idée de la beauté. Pavarotti a grandi à Bahia, entre plages et favelas. Il photographie des corps noirs, des silhouettes puissantes, des tissus qui dansent. Il réinvente la photographie de mode en mêlant art contemporain et réalité sociale. Un regard neuf, qui bouscule les habitudes. Ces événements mode participent à la renommée de Paris. La ville rayonne par sa capacité à accueillir toutes les créations. Pour les fashion exhibitions, Paris 2026 s’annonce comme une année exceptionnelle. Le Palais Galliera propose deux expositions majeures dès la fin septembre. La première, « Un vestiaire à soi », interroge les féminités dissidentes au XIXe siècle. Plus de 350 œuvres racontent comment certaines femmes ont osé porter des vêtements d’homme. C’est une histoire de liberté, de transgression et d’émancipation. Cette exposition met en avant des figures oubliées. Des écrivaines, des artistes, des militantes ont choisi le pantalon ou la cravate. Le vêtement devient alors un outil politique. Un sujet qui fait écho aux débats actuels sur le genre et l’identité. La seconde exposition, « En volume ! », se penche sur les techniques qui sculptent le corps. Corsets, crinolines, bustiers et innovations contemporaines sont présentés. Jusqu’au 17 octobre 2027, les visiteurs découvrent comment les vêtements donnent forme. Chaque pièce révèle un savoir-faire, des baleines de corset aux armatures modernes. Les créateurs jouent avec ces structures pour inventer des silhouettes. L’exposition raconte cette quête permanente de volume, de mouvement et de grâce. Le Palais Galliera confirme sa place de temple de la mode Paris. Il attire les chercheurs, les étudiants et les curieux. Ces expositions de mode sont de véritables références pour toute la profession. Le 19M, dédié aux métiers d’art, ouvre les portes de la Maison Michel. Du 23 septembre au 13 décembre 2026, l’exposition est gratuite. Elle dévoile les gestes des chapeliers qui habillent les grandes maisons de luxe. Les plumes, les pailles et les rubans se transforment sous les doigts des artisans. On suit chaque étape, du galet de bois au chapeau final. C’est un hommage à ces métiers rares qui font rayonner les designers français. Cette culture mode s’enseigne par le geste. Les apprentis passent des heures à répéter les mêmes mouvements. Leur patience et leur habileté sont à l’origine des plus belles créations. Chaque chapeau raconte cette histoire humaine. La Maison Européenne de la Photographie rend hommage à Irving Penn. Du 30 septembre 2026 au 17 janvier 2027, une grande rétrospective réunit soixante ans de clichés. On y voit des modèles de Dior, Balenciaga, Chanel ou Issey Miyake. Penn a imposé un style épuré, direct, souvent en studio. Ses portraits de Lisa Fonssagrives, sa femme et muse, sont célèbres. Il a su capter la matière des tissus et la grâce des corps. Son influence se ressent encore chez tous les photographes actuels. Ce regard sur la mode et ses images complète le parcours. Des podiums aux ateliers, des costumes historiques aux photos d’art, la rentrée 2026 s’annonce dense. Voici une sélection de ce qui attend les visiteurs de la capitale. Ces quatorze expositions de mode dessinent le paysage culturel de la rentrée. Elles montrent la vitalité de Paris. Chacune apporte un éclairage différent, une histoire à découvrir. Il ne reste plus qu’à organiser son planning pour profiter de cette riche saison.Une rétrospective éclatante au Musée Maillol
Les robes de stars s’exposent au Sofitel Paris Le Faubourg
Dior Montaigne, le lieu qui résume la mode Paris
Azzedine Alaïa et ses racines africaines
Quand l’Histoire rencontre la création vestimentaire
La mode au Moyen Âge se révèle à la Tour Jean Sans Peur
Le musée des Arts décoratifs célèbre la haute couture thaïlandaise
Rafael Pavarotti, la nouvelle photographie brésilienne
Le Palais Galliera explore les luttes et les volumes
« En volume ! » et les secrets de la silhouette
Le 19M et les secrets des ateliers parisiens
Irving Penn, l’œil qui a révolutionné la photo de mode
Les expositions mode à ne pas manquer : notre sélection en liste

Diplômé IFM 2014, ancien chef de produit accessoires homme dans plusieurs maisons parisiennes. Fonde Alexis Dejardin en 2024, magazine indépendant dédié à la mode masculine sérieuse.